Pourquoi notre nature antisociale nous pousse-t-elle au conflit et au progrès ?

Dans cet article de blog, nous explorerons la nature antisociale humaine et la manière dont le conflit stimule le progrès.

 

La nature utilise les conflits entre humains pour développer toutes nos qualités. L'ordre social se construit à travers ces conflits, engendrés par l'antisocialité humaine. Par antisocialité, nous entendons, d'une part, la menace et la rébellion constantes visant à diviser la société et, d'autre part, la tendance humaine à vivre en société. Cette tendance est clairement profondément ancrée dans la nature humaine.
Les humains cherchent à se socialiser, car seule la société leur permet de se sentir mieux dans leur peau. Grâce à elle, ils ont la possibilité de réaliser leurs aptitudes naturelles. Mais, parallèlement, ils ont aussi une forte tendance à l'individualisation ou à l'isolement. Cela fait référence au trait antisocial qui consiste à vouloir agir uniquement selon ses propres intentions. Les humains reconnaissent également que cette tendance à la résistance existe non seulement en eux-mêmes, mais aussi chez les autres, et ils s'attendent donc à rencontrer de la résistance partout.
Par cette résistance, l'homme éveille toutes ses capacités, surmonte sa tendance à la paresse et agit en accord avec son sens de l'honneur, de la domination, de la possession, etc. Ce faisant, il s'assure une place parmi ses contemporains. Ce faisant, l'homme franchit la première étape de son véritable progrès, passant de la simple sauvagerie à la culture. Dès lors, toutes les capacités humaines se développent progressivement, et la capacité de juger la beauté se forme progressivement. De plus, l'homme passe d'un état où il ne possède qu'un vague sens moral dû à ses aptitudes naturelles à un stade de maturité où il peut clairement reconnaître les principes concrets de la pratique grâce à un éveil continu.
Ainsi, une société unie par des émotions naturelles établit un mode de pensée susceptible de se transformer en un tout moral. Sans cette antisocialité humaine, tous ses talents ne s'épanouiraient pas et seraient à jamais enfouis dans une vie idyllique, remplie de contentement et d'amour. Et les personnes dotées du bon tempérament des moutons auraient du mal à accorder à leur vie une valeur autre que celle du bétail. La valeur des êtres humains s'accroît lorsqu'ils ne restent pas dans leur état naturel, mais développent leurs aptitudes naturelles pour accomplir leurs propres desseins et combler les lacunes de la création.
Nous devrions être reconnaissants à la nature de nous avoir donné la discorde, l'envie, la vanité compétitive et un désir insatiable de posséder et de dominer ! Les humains recherchent instinctivement l'harmonie, mais la nature exige la discorde. Car elle sait mieux que quiconque ce qui est véritablement bon pour l'homme. L'homme aspire au confort et au contentement, mais la nature veut le sortir de l'oisiveté et du contentement passif pour le plonger dans le travail et la difficulté. Ce faisant, elle permet à l'homme de trouver lui-même la voie pour échapper au travail et à la difficulté.
Grâce à cette volonté de la nature, l'homme ne peut que découvrir ses véritables capacités. Il comprend que la vie humaine ne se résume pas à la survie, mais qu'elle consiste à s'élever par des défis et une croissance constants. Ainsi, il prend conscience de son potentiel à être plus qu'un simple élément de la nature, mais au-delà d'elle.

 

A propos de l'auteure

écrivain

Je suis un « détective de chats ». J'aide à réunir les chats perdus avec leurs familles.
Je me ressource autour d'un café latte, j'aime marcher et voyager, et j'élargis ma pensée par l'écriture. En observant attentivement le monde et en suivant ma curiosité intellectuelle de blogueur, j'espère que mes mots pourront apporter aide et réconfort à autrui.