Lorsque la réalité virtuelle parfaite sera créée, serons-nous capables de la distinguer de la réalité ?

Si la technologie progresse pour créer la réalité virtuelle parfaite, serons-nous capables de la distinguer de la réalité ? Ce film explore les frontières entre réalité virtuelle et réalité à travers la sensation et la mémoire, le rêve lucide et les faux éveils, et s'interroge sur le sens de la « réalité » telle que nous la percevons.

 

La réalité virtuelle désigne un environnement ou une situation spécifique qui ressemble à la réalité sans l'être, ou la technologie elle-même, créée par des technologies artificielles utilisant des ordinateurs. Actuellement, la réalité virtuelle est commercialisée dans l'armée, avec des simulations de réalité virtuelle telles que des opérations d'avions de chasse et de chars centrées sur l'armée américaine. Cependant, la technologie actuelle de réalité virtuelle présente une limite : le corps doit se déplacer ensemble. La réalité virtuelle qui ne fait bouger que le cerveau, comme dans le célèbre film Matrix, visionné par tout le pays, en est encore au stade de la recherche. Voici une réflexion. Serons-nous un jour capables de faire la différence entre la réalité virtuelle et la réalité si nous parvenons à créer la réalité virtuelle parfaite ? Ma conclusion est la suivante : non, nous n'y parviendrons pas.
Tout d'abord, si la technologie se développe à l'avenir, comme dans le film Matrix, il sera possible de créer une réalité virtuelle identique à la réalité. L'être humain possède cinq sens principaux : la vue, l'odorat, le goût, l'ouïe et la sensibilité cutanée (toucher et pression). Ces cinq sens sont perçus grâce à la réception d'informations sensorielles provenant de récepteurs sensoriels différenciés situés dans différentes parties du corps, responsables de chaque sens. Chaque récepteur diffère par le type et la structure des stimuli qui déclenchent une réponse. Ces récepteurs sensoriels comprennent les photorécepteurs, les récepteurs gustatifs, les récepteurs olfactifs, les récepteurs auditifs, les mécanorécepteurs (toucher) et les récepteurs de Pacini (pression). Chacun de ces récepteurs sensoriels reçoit une sensation et la transmet ensuite au cerveau via les nerfs, qui à son tour la reçoit dans le cerveau. Nous devons approfondir nos connaissances sur les mécanismes par lesquels le cerveau reçoit les sensations. Tout d'abord, les récepteurs sensoriels sont constitués de cellules nerveuses. Lorsque ces cellules nerveuses ressentent une sensation, elles libèrent des neurotransmetteurs qui se lient aux récepteurs et permettent aux nerfs de communiquer entre eux. C'est ainsi que toutes les sensations sont transmises à notre cerveau. Ainsi, si nous parvenons à produire artificiellement ces neurotransmetteurs grâce aux progrès scientifiques, nous pourrons ressentir virtuellement toutes les sensations cérébrales. Cela suggère que la création de réalité virtuelle grâce aux neurosciences pourrait se produire dans un avenir lointain, voire proche.
Avant d'aborder les possibilités de la réalité virtuelle, il est important de comprendre que ces possibilités se rapprochent de plus en plus de la réalité à mesure que la science et la technologie progressent. Par exemple, les avancées récentes en matière d'interface cerveau-ordinateur (ICO) montrent un potentiel considérable pour la génération artificielle de sensations en connectant directement les signaux du cerveau à un ordinateur. Grâce à de nouvelles avancées, nous pourrions non seulement générer artificiellement des neurotransmetteurs, mais aussi simuler intégralement des sensations. Ce n'est pas seulement du domaine de la science-fiction, mais un domaine qui fait l'objet de recherches et de développements.
Nous avons conclu que la réalité virtuelle est possible grâce au développement de la science et de la technologie. La question suivante, la plus importante, est donc : les humains peuvent-ils distinguer la réalité virtuelle de la réalité réelle ? Nous dormons environ 8 heures par jour, ce qui signifie que nous passons 33 % de notre vie à dormir, car une journée compte 24 heures. Durant cette période essentielle de notre vie, nous rêvons. Les rêves dont on se souvient au réveil (c’est-à-dire ceux dont on a conscience) sont appelés rêves lucides. Cependant, d’un point de vue physiologique, les rêves peuvent survenir à n’importe quelle profondeur de sommeil, car l’excitabilité du système nerveux central diminue avec le sommeil. Par conséquent, l’état unifié global de l’activité cérébrale se désintègre progressivement, créant un état dissociatif de représentation. Les rêves peuvent donc survenir à n’importe quelle profondeur de sommeil. Après tout, nous passons 33 % de notre vie à rêver. On peut considérer les rêves comme une autre forme de réalité virtuelle. Ce qui se passe dans les rêves n’a rien à voir avec le monde réel ; il s’agit donc de réalité virtuelle. Ceci soulève une question. Le rêve lucide, où l'on réalise qu'on est en train de rêver, n'est-il pas un symbole de la distinction entre réalité virtuelle et réalité ? Il convient ici d'examiner le processus du rêve lucide. Il se divise en deux parties. Il existe deux types de rêves lucides : ceux où l'on rêve pendant son sommeil et où l'on prend progressivement conscience de rêver, et ceux où l'on entre en état de rêve lucide directement à l'état de veille. Le premier, où l'on réalise progressivement que l'on rêve, se caractérise généralement par la perception de caractéristiques du rêve si différentes de celles du monde réel que l'on sait que l'on rêve. Le second, où l'on entre en état de rêve lucide directement à l'état de veille, où l'on rêve consciemment lucidement dans le monde éveillé. Leur point commun est la capacité à distinguer le rêve du monde éveillé grâce à ses souvenirs. Il existe également un phénomène similaire appelé faux réveil. Les faux réveils se produisent lorsqu'on fait un rêve saisissant et qu'on le perçoit comme réel. On peut le considérer comme un état où l'on ne se souvient pas de sa vie éveillée. Il est important de prêter attention à ce phénomène de faux réveils. Dans un faux réveil, le rêve est perçu comme réel car il n'y a pas de notion de réveil. Cela corrobore mon argument selon lequel il est impossible de distinguer le rêve du monde éveillé. Entre réalité virtuelle et réalité. Après tout, si vous avez des souvenirs du monde réel, vous pouvez distinguer la réalité virtuelle, mais si vous n'avez aucun souvenir du monde réel et seulement des souvenirs du monde virtuel, vous ne pouvez pas la distinguer du monde réel.
Ce qui précède montre que la réalité virtuelle est possible et qu'il est difficile de distinguer les mondes virtuel et réel en l'absence de souvenirs de l'autre monde, que ce soit dans le monde virtuel ou dans le monde réel. On peut alors se poser la question : « Et si le monde dans lequel je vis actuellement était une réalité virtuelle ? Et si j'écris cet article en ce moment même, que je vis dans une réalité virtuelle et que j'ai l'impression que tout cela ne sert à rien ? » Cependant, comme je l'ai dit plus haut, nous pouvons classer nos vies comme étant composées pour un tiers de réalité virtuelle dans nos rêves et pour deux tiers à l'état de veille. Nous oscillons déjà entre réalité virtuelle et réalité. Au final, nous constatons que la distinction entre réalité virtuelle et réalité est totalement dénuée de sens. La réalité virtuelle peut être réelle si l'on y croit. Il est important de se rappeler une chose : tout comme la réalité virtuelle pourrait disparaître un jour, nous ne sommes pas des êtres infinis. Nous devons donc accepter notre situation actuelle, que ce soit dans le monde réel ou virtuel, et nous concentrer sur le monde présent.
Dans ce contexte, le développement de la réalité virtuelle est plus qu'une simple avancée technologique ; il soulève de profondes questions sur la nature de la perception et de l'existence humaines. Le débat philosophique sur la façon dont nous percevons et définissons la réalité, et sur la façon dont les frontières peuvent s'estomper, doit se poursuivre. À mesure que la distinction entre réalité virtuelle et réalité s'estompe, nous devrons peut-être élaborer de nouveaux critères pour juger la réalité. Ces discussions feront non seulement progresser la science et la technologie, mais entraîneront également des changements significatifs dans nos mentalités et nos valeurs.
En conclusion, la distinction entre réalité virtuelle et réalité deviendra de plus en plus complexe à mesure que la technologie progresse, et nous devrons adopter une nouvelle perspective qui englobe les deux mondes plutôt que de les séparer. Bien que les défis technologiques actuels demeurent nombreux, un jour pourrait bien être celui où la réalité virtuelle sera indissociable de la réalité. Nous vivrons alors dans un monde plus complexe et multidimensionnel qu'aujourd'hui. Dans cet article, nous avons exploré les possibilités de la réalité virtuelle et les questions philosophiques et éthiques qu'elle soulève. Nous espérons poursuivre ces discussions à l'avenir.

A propos de l'auteure

écrivain

Je suis un « détective de chats ». J'aide à réunir les chats perdus avec leurs familles.
Je me ressource autour d'un café latte, j'aime marcher et voyager, et j'élargis ma pensée par l'écriture. En observant attentivement le monde et en suivant ma curiosité intellectuelle de blogueur, j'espère que mes mots pourront apporter aide et réconfort à autrui.