Le génie génétique, la naissance d’une nouvelle humanité et son avenir

Cet article de blog explore la création d’une nouvelle humanité grâce à la manipulation génétique et son avenir, et propose des réflexions profondes sur la direction que nous prenons.

 

Une future maman a fait passer un examen de routine chez le gynécologue pour son bébé qui devait naître dans quelques mois. Alors qu'elle attend les résultats, le médecin lui annonce d'un air grave qu'il y a un problème grave. « Si on laisse l'enfant tel quel, il naîtra sourd, mais si on change les gènes maintenant, il naîtra en bonne santé. » Quel parent refuserait cette offre ? Certains diront qu'il n'est pas souhaitable d'éliminer artificiellement un trouble qui est apparu par le processus naturel de fécondation. Poussé à l'extrême, ce raisonnement soulève la question de savoir si un enfant né sans handicap dû à une modification génétique est « différent » d'un enfant né avec un handicap tel qu'il est.
Changeons un peu la situation. Un médecin dit : « Nous avons développé une nouvelle technologie et, grâce à la manipulation génétique, l’intelligence de votre enfant peut être trois fois supérieure à celle de l’enfant moyen. Souhaitez-vous subir cette procédure ? » En quoi cette proposition diffère-t-elle de la précédente ? Il y a une grande différence. La modification des gènes est une technologie qui doit être utilisée avec prudence, car elle peut être psychologiquement répulsive et soulever des questions éthiques si elle est utilisée sans discernement. Cependant, lorsqu’il s’agit de traiter et de prévenir des maladies ou des troubles, il existe un consensus relativement large sur la nécessité de le faire, car cela peut réduire la souffrance des bébés. En revanche, lorsqu’il s’agit d’améliorer l’intelligence, il semble y avoir un manque de justification et de consensus sur la nécessité de modifier les gènes pour acquérir des capacités supplémentaires.
On pourrait aller encore plus loin et aboutir à une situation où la plupart des nouveau-nés bénéficieraient d'interventions visant à accroître leur intelligence, à renforcer leur cœur, etc. Ce serait comme envoyer votre enfant à l'école parce que tout le monde le fait, et lui administrer une intervention pour le rendre plus intelligent. Le professeur Yuval Harari soutient que cela pourrait conduire à la fin de la race humaine (Homo sapiens).
En fait, la modification génétique a déjà été utilisée pour créer des souris dont la mémoire et l’apprentissage ont considérablement augmenté. Appliquée aux humains, cette technologie pourrait nous permettre de renforcer nos muscles, d’améliorer notre mémoire, de choisir notre propre apparence, et bien plus encore. La biotechnologie est déjà très prometteuse au stade expérimental et elle a le potentiel de révolutionner l’avenir de l’humanité. Cependant, l’adoption de ces changements est plus qu’une simple question technique : elle implique des questions éthiques, sociales et philosophiques.
Sur la base des exemples ci-dessus, il est difficile d'adhérer à l'argument du professeur Yuval Harari selon lequel la biotechnologie mènera à la fin de l'humanité. Au contraire, cela semble rendre les humains plus heureux. C'est ce bonheur et ce désir, dit Harari, qui nous mèneront à la fin. La fin du monde due à la biotechnologie n’est pas la fin malheureuse que nous imaginons souvent, comme un impact de météorite, une invasion extraterrestre ou une guerre nucléaire. Ce sera la fin de l’Homo sapiens tel que nous le connaissons, car nous deviendrons volontairement une nouvelle espèce grâce à l’outil pratique de la manipulation génétique.
Si les modifications génétiques chez l’homme sont encore strictement limitées pour des raisons institutionnelles et éthiques, elles pourraient un jour devenir possibles à mesure que des méthodes moins risquées seront développées et deviendront plus fiables. Cela est particulièrement vrai pour la prévention et le traitement des maladies. Une fois commencée, la modification génétique peut donner naissance à d’autres désirs et, au-delà de la guérison des maladies, elle peut être utilisée pour créer de meilleures capacités physiques et mentales. Si cela se produit, les humains en viendront à considérer les corps qui leur ont été donnés par la sélection naturelle comme des « déchets » et à désirer progressivement des corps plus confortables. Puis, lorsque tout le monde aura un nouveau corps, la race humaine actuelle cessera d’exister.
La technologie est déjà en place, mais il reste encore des questions institutionnelles à résoudre et des obstacles à franchir, car les gens doivent encore partager leurs préoccupations et parvenir à un consensus. La première des nombreuses questions auxquelles nous devons répondre est la suivante : qu'est-ce qu'un être humain ? Ce qui relie un enfant et un parent, c'est la similarité génétique. Si mon enfant n'avait aucun de mes défauts, je serais heureuse, mais je me demanderais si je pourrais vraiment dire qu'il ou elle est le mien. De même, moins nous avons de similitudes avec les générations futures d'êtres humains, plus la définition d'être humain devient ambiguë.
Si nous acceptons l'argument du professeur Yuval Harari, nous approchons peut-être d'un moment où nous devrons « nous mettre d'accord » sur notre propre avenir. Il est temps de répondre à la question que pose la biotechnologie : qui es-tu, humain ? L’être humain est-il simplement une combinaison de gènes indéfinissables ? Ou avons-nous le potentiel d’évoluer vers quelque chose de meilleur en modifiant nos gènes ? En cherchant des réponses à ces questions, nous serons profondément préoccupés par la nature et l’avenir de l’humanité.

 

A propos de l'auteure

écrivain

Je suis un « détective de chats ». J'aide à réunir les chats perdus avec leurs familles.
Je me ressource autour d'un café latte, j'aime marcher et voyager, et j'élargis ma pensée par l'écriture. En observant attentivement le monde et en suivant ma curiosité intellectuelle de blogueur, j'espère que mes mots pourront apporter aide et réconfort à autrui.