Le rôle du travail dans la dialectique maître-esclave et la formation de la conscience humaine

Dans cet article de blog, nous explorerons comment le travail façonne la conscience de soi humaine et établit l’indépendance à travers la dialectique du maître et de l’esclave.

 

Pour comprendre la dialectique du maître et de l'esclave, il faut d'abord comprendre la dialectique elle-même. En résumé, la dialectique est un principe qui tente d'expliquer le comportement des choses en utilisant la contradiction ou l'opposition comme principe sous-jacent. Les principes fondamentaux de la dialectique sont la variabilité, ce qui signifie que les choses sont en constante évolution, et l'interconnexion, ce qui signifie que toutes les choses ou tous les processus s'influencent mutuellement. La vision dialectique est que les choses changent constamment sous l'influence d'autres choses, et que la vérité réside dans l'ensemble du processus de changement.
La dialectique a trois lois fondamentales. La première est la loi de la contradiction, qui est la loi de l’unité et de la lutte des contraires. En dialectique, la contradiction est inhérente à toutes choses, et cette contradiction est la cause du changement et du mouvement. Parce que la contradiction est une propriété inhérente aux choses, l’opposition et le conflit ne sont pas considérés comme des états temporaires ou instables, mais comme des principes fondamentaux des choses. Cependant, la contradiction n’est pas utilisée ici dans le sens d’incompatibilité ou d’incohérence, qui sont courantes dans la vie quotidienne. En effet, la notion d’incompatibilité ne peut exister dans la réalité, mais seulement dans le langage. Hegel et Marx ont utilisé le concept de contradiction dans le sens d’opposés ou d’opposés polaires, en d’autres termes d’antithèse ou de bipolarité.
La deuxième loi fondamentale de la dialectique est la loi de la téléologie quantitative, qui décrit comment se produisent le changement et le mouvement. Il fait référence à la manière dont le changement quantitatif s’accumule et conduit à un changement qualitatif. En d’autres termes, cela signifie que les changements quantitatifs dans la société, tels que les confrontations et les conflits, s’accumulent et se manifestent à un moment donné sous forme de changements qualitatifs, comme la révolution.
La troisième est la loi de la négation, qui concerne la direction du changement et du mouvement. La loi de la négation est souvent décrite comme le processus d’attraction des contraires. Ici, « thèse » fait référence à une déclaration ou une proposition, et « antithèse » fait référence à la déclaration ou à la proposition opposée. Lorsqu'une nouvelle affirmation ou proposition est faite en excluant l'aspect négatif de deux affirmations opposées et en acceptant uniquement l'aspect positif, elle est appelée « somme ». Ainsi, le nouvel argument qui émerge de la négation de la négation est considéré comme un pas en avant par rapport au précédent. Cependant, il y a aussi une critique. Bien que la négation de la négation conduise au changement, le changement n’est pas nécessairement meilleur qu’avant ; cela peut rester le même ou même régresser.
Hegel considère la dialectique comme le principe fondamental du monde, à travers lequel nous comprenons le monde. Nos processus cognitifs, nos activités sociales et le développement de la société subissent également un processus dialectique. Hegel comprend également l'histoire comme l'auto-développement de la raison absolue, adoptant une vision progressiste selon laquelle l'histoire progresse vers des étapes de plus en plus rationnelles et une vision légaliste selon laquelle il existe certaines lois dans l'histoire. À cet égard, Hegel est considéré comme ayant une vision moderne de l’histoire des Lumières.
La vision hegelienne du travail est illustrée par la relation dialectique entre maître et esclave. La conscience de soi humaine ne se forme pas de manière isolée, mais dans des relations avec les autres et en recevant la reconnaissance des autres. Par conséquent, les humains luttent pour être reconnus par les autres. Ceux qui sont obsédés par la préservation de leur propre vie et renoncent à leur liberté d’êtres humains deviennent des esclaves, tandis que ceux qui s’accrochent à leur propre existence jusqu’à renoncer à leur vie deviennent des maîtres.
Le maître reçoit le service de l'esclave et protège la vie de l'esclave en retour. Dans ce processus, le maître se rapporte indirectement aux choses à travers l'esclave. Le maître jouit et consomme des choses à travers l'esclave, et devient plus dépendant du travail de l'esclave pour subvenir à ses besoins. Ainsi, la dépendance du maître à l'égard de l'esclave s'approfondit et le maître n'atteint qu'une conscience non auto-entretenue.
L'esclave, quant à lui, entretient une relation directe avec les objets par le travail. En voyant les objets avec lesquels il travaille, il perçoit son propre pouvoir, et tout comme le maître révèle sa nature opposée, il se transforme en une position opposée à sa position originelle. Par le travail, l'esclave acquiert un sens de soi et devient autonome. Hegel décrit cela comme « une réflexion sur soi-même à partir d'une conscience qui a été pour ainsi dire ancrée en soi, et qui est ensuite inversée vers la possession d'une véritable indépendance ». Ce processus d'inversion de la relation entre maître et esclave est appelé la dialectique du maître et de l'esclave. Dans ce processus, le travail joue un rôle décisif comme moyen de garantir la conscience de soi.
Cependant, Hegel estime qu’il faut plus de temps à l’esclave pour devenir un véritable maître. Parce que l'esclave a ressenti la peur de la mort de la part de son maître, qui est un pouvoir absolu, il est incapable de surmonter sa peur du maître et son anxiété face à la mort et de risquer sa vie dans la lutte pour l'indépendance contre le maître.
Hegel donne au travail une signification philosophique, significative dans la mesure où il y voit une opportunité d'acquérir la conscience de soi et de devenir un être indépendant. Cependant, nous devons réfléchir plus profondément à la question de savoir si le travail nous libère réellement.

 

A propos de l'auteure

écrivain

Je suis un « détective de chats ». J'aide à réunir les chats perdus avec leurs familles.
Je me ressource autour d'un café latte, j'aime marcher et voyager, et j'élargis ma pensée par l'écriture. En observant attentivement le monde et en suivant ma curiosité intellectuelle de blogueur, j'espère que mes mots pourront apporter aide et réconfort à autrui.