Dans cet article de blog, nous examinons en profondeur si la privatisation des soins de santé constitue une menace pour la santé publique ou un changement nécessaire pour améliorer la qualité des services de santé.
Le 12 août 2014, le gouvernement sud-coréen a annoncé un plan de promotion du secteur des services lors d'une réunion sur la promotion du commerce et des investissements présidée par le président. Ce plan visait principalement le secteur de la santé et prévoyait la création de sociétés médicales et le développement d'activités auxiliaires, la déréglementation des hôpitaux pour les ouvrir aux investissements et l'augmentation du nombre de patients étrangers. En réaction, les partis d'opposition et les organisations civiques ont affirmé que cela ouvrirait la voie à la commercialisation médicale. Face à cette controverse, de nombreux Sud-Coréens s'interrogent sur les intentions du gouvernement en raison des connotations négatives du terme. Mais en réalité, le débat sur la privatisation des soins de santé est plus profond. La tentative du gouvernement sud-coréen d'améliorer l'efficacité et la pérennité de son système de santé n'est pas simple.
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de s'y opposer, mais les propositions ci-dessus sont tellement superficielles qu'elles sont loin d'aborder le véritable problème qui les sous-tend. Je vais souligner ce qui, selon moi, ne devrait même pas être sujet à débat. Mais d'abord, nous devons repenser la nature et la finalité des soins de santé. N'oublions pas que les soins de santé ne sont pas seulement une transaction économique, mais un bien public essentiel qui protège la vie et la santé des personnes. C'est pourquoi la commercialisation des soins de santé doit toujours être abordée avec prudence, et les enjeux éthiques et sociaux qui peuvent en découler doivent être pleinement pris en compte.
Avant de poursuivre, clarifions le sens des termes utilisés par les personnes et les organisations concernées, car ils sont souvent flous. En fait, ils sont souvent intentionnellement trompeurs, ce qui peut susciter la controverse et compliquer la compréhension. Tout d'abord, le terme « privatisation des soins de santé » est incorrect en Corée du Sud. Plus de 90 % des établissements médicaux sont déjà privés. À bien y réfléchir, aucun établissement médical public ne vient à l'esprit, à l'exception de l'Hôpital universitaire national. En vertu de la loi médicale actuelle, seuls les médecins et les organisations à but non lucratif, y compris les sociétés médicales, peuvent créer des établissements médicaux, et la grande majorité des hôpitaux sont gérés par eux. Cependant, il est nécessaire de définir le concept de privatisation des soins de santé. En particulier, les effets à long terme de la privatisation doivent être analysés en profondeur. Nous devons prendre en compte les inégalités en matière de soins de santé et la baisse de qualité qui résultera inévitablement d'une commercialisation excessive des soins de santé.
En effet, nous envisageons généralement la commercialisation dans le sens où « les établissements médicaux peuvent générer des revenus », mais aucune réglementation n'interdit aux établissements médicaux coréens de générer des revenus. En revanche, si le fondateur est un médecin, les bénéfices peuvent être imposés et retirés de l'organisation ; s'il s'agit d'une société, les bénéfices doivent être utilisés pour l'activité pour laquelle elle a été créée. Cette structure juridique vise à limiter les activités commerciales des établissements de santé tout en préservant leur caractère public. Cependant, un examen approfondi de la manière dont ces établissements appliquent ces réglementations dans la pratique et de leur impact réel sur la santé et la sécurité du public est nécessaire.
Alors, la privatisation des soins de santé transforme-t-elle réellement les hôpitaux en immenses profiteurs ? En réalité, les fondateurs peuvent nommer qui ils veulent au conseil d'administration et leur verser un salaire, ce qui signifie qu'il n'y a actuellement aucun problème pour que les organismes de santé gagnent de l'argent et le retirent de l'organisation.
Après tout, le système comporte déjà des éléments à but lucratif, et il est important de comprendre précisément leur impact sur la qualité et l'accessibilité des soins. Au-delà des enjeux actuels, la privatisation des soins de santé signifie en réalité des hôpitaux « ouverts à l'investissement ». En termes simples, cela signifie que les hôpitaux sont construits avec l'aide d'investisseurs extérieurs. On manque de prévisions et d'analyses sur l'impact à long terme de cette politique sur le système de santé coréen. Le raisonnement du gouvernement coréen pour justifier cette politique repose sur une logique économique, mais elle risque de compromettre la valeur intrinsèque des soins de santé.