Dans cet article de blog, nous analysons la relation entre le fœtus et la mère pendant la grossesse d’un point de vue biologique et éthique, et explorons quel concept est le plus approprié : le parasitisme ou la symbiose.
La grossesse et l'accouchement ont longtemps été considérés comme un phénomène sublime pour les humains, tant en Orient qu'en Occident. La grossesse est la fécondation d'un ovule fécondé par un ovule et un spermatozoïde dans l'utérus, un processus sacré au cours duquel la vie naît et se développe. Les femmes enceintes sont protégées depuis l'Antiquité, et la grossesse était considérée comme un événement de grand auspice pour la famille. Lorsque la nouvelle d'une grossesse se répandait dans la famille, des cadeaux de félicitations étaient offerts et des soins prénataux étaient prodigués à l'enfant à naître.
Récemment, un internaute a défendu l'avortement en affirmant que le fœtus qui grandit dans le corps de la mère est un parasite de la mère. L'internaute a affirmé que le fœtus grandit en prenant unilatéralement des nutriments de la mère, citant comme exemple le parasitisme interspécifique observé chez les poissons des profondeurs et certains invertébrés. Il a affirmé que cette relation est qualifiée de « parasite » dans les livres et articles spécialisés. Cela a déclenché un débat houleux sur Internet, mais la relation entre la mère et le fœtus pendant la grossesse peut-elle être considérée comme un parasite ? J'aimerais en discuter.
Tout d'abord, je pense qu'il est inapproprié de considérer la relation entre le fœtus et la mère comme parasitaire. La première raison est la transmission des gènes. Transmettre ses gènes à la génération suivante, ou se reproduire, est l'un des buts ultimes des êtres vivants. Une relation parasitaire est une relation dans laquelle l'un des deux organismes aide l'autre, mais l'autre n'est pas aidé ou subit des dommages. Cependant, une mère transmet ses gènes à sa progéniture par la grossesse et l'accouchement, qui sont des étapes importantes de la vie. Il ne faut donc pas la considérer comme une relation parasitaire, mais plutôt comme une relation symbiotique, mutuellement bénéfique.
De plus, le fœtus ne bénéficie pas seulement de la mère. Pendant la grossesse, certaines toxines présentes dans l'organisme de la mère lui sont transmises. Le 9 mars 2014, une étude menée par une chaîne de télévision coréenne a montré que des substances synthétiques nocives telles que le DDD, le DDE et le DDT étaient transférées du sang maternel au fœtus. Étonnamment, la concentration de substances nocives dans le sang du fœtus était bien plus élevée que dans celui de la mère. De plus, les femmes expulsent des substances nocives de leur organisme pendant la grossesse et l'accouchement. En comparant la teneur en substances toxiques dans l'organisme de femmes célibataires, de femmes ayant accouché une fois et de femmes ayant accouché deux fois, on a constaté que plus une femme a accouché, plus elle expulse de toxines. Cela suggère que le fœtus n'est pas un parasite à sens unique pour la mère, mais plutôt une relation mutuellement bénéfique.
De plus, des chercheurs de l'École de médecine Icahn du Mont Sinaï ont démontré que les mères reçoivent des cellules de leur fœtus pour lutter contre la maladie. Si les femmes enceintes souffrant de dysfonctionnements cardiaques, comme un infarctus du myocarde, avant ou après l'accouchement, se rétablissent plus rapidement que celles souffrant d'insuffisance cardiaque, c'est parce qu'elles reçoivent du fœtus des cellules capables de se différencier en diverses cellules cardiaques. Cela donne à la mère des ressources qu'elle peut utiliser pour traiter la maladie. Dans l'ensemble, il est inapproprié de qualifier la relation mère-fœtus de simple relation parasitaire.
Tout d'abord, la définition même du terme « parasitisme » est problématique. Selon l'édition de 1972 de l'ouvrage « Parasitologie générale » de Thomas C. Cheng, le parasitisme est défini comme « une relation métaboliquement dépendante entre deux espèces différentes ». Selon cette définition, la relation entre une mère et son fœtus n'est pas une relation parasitaire, car elle est homospécifique. Dans le cas des poissons des grands fonds et de certains invertébrés mentionnés précédemment, le terme « parasitisme » n'est pas approprié.
À première vue, la physiologie de la grossesse et du parasitisme peuvent sembler similaires. Cependant, la définition du parasitisme ne s'applique qu'aux relations entre deux espèces différentes et, en réalité, la relation entre la mère et le fœtus s'apparente davantage à une relation symbiotique coopérative qu'à une relation parasitaire.
Plus important encore, l'affirmation selon laquelle le fœtus parasite la mère peut être utilisée pour justifier une interruption de grossesse ou un avortement. Cette relation parasitaire est cohérente avec l'affirmation selon laquelle le consentement de la mère est requis pour poursuivre la grossesse. Si une mère est contrainte de poursuivre une grossesse qu'elle ne souhaite pas, ses droits corporels peuvent être violés. De plus, si le fœtus est accusé d'être un parasite de la mère, il existe un risque que la mère ne le protège pas. Les risques physiques liés à la poursuite d'une grossesse peuvent mettre la vie de la mère en danger ; nous devons donc être critiques face aux affirmations qui assimilent le fœtus à un parasite. À l'avenir, lorsque des affirmations similaires seront formulées, nous devrons examiner la question d'un point de vue scientifique, logique et éthique.